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Comme nous le soulignions dans un précédent article, l’attribution en 2002 des droits de desserte Réunion-Paris en Boeing 777 par la petite compagnie privée locale Air Austral, l’équivalent de fait pour notre région des T.G.V. Paris-Lille, Paris-Marseille, Paris-Bordeaux et tout récemment Paris-Strasbourg, a été le résultat de la complaisance politicienne du Gouvernement Jospin et de son ministre communiste Gayssot à la veille d’élections présidentielles qu’ils souhaitaient gagner. Cet accommodement entre « camarades », pour la mise en œuvre du T.G.V. Réunion-Paris, s’est surtout fait à la double et très lourde charge non pas de l’ Etat, comme cela aurait dû être le cas dans l’esprit d’une authentique continuité territoriale, mais, bien au contraire, terrible injustice et inégalité économique, à la seule charge des contribuables et citoyens Réunionnais à qui pourtant l’ Europe reconnaît dans le statut de région ultra périphérique priorité 1, un niveau de vie et de revenus inférieurs au niveau français et européen. Ainsi, grâce au défenseur communiste de la Réunion, les plus pauvres ont à payer en lieu et place de l’Etat leur desserte aérienne, donc leur continuité territoriale !!
Non seulement, les Réunionnais ont à assumer pleinement les coûts des 40% de leur desserte aérienne assurée par Air Austral, ajoutés aux coûts de leur desserte régionale, mais ils doivent l’assumer aux prix forts et à fonds perdus puisque payés par la LOCATION des trois Boeing 777. Ainsi notre grand défenseur des « pauvres », le président communiste, a préféré que ses concitoyens enrichissent les actionnaires du grand groupe financier U.S., la société I.F.L.C. propriétaire des avions loués ! Pourquoi ne pas les avoir acquis en défiscalisation comme ce fut le cas pour les trois Boeing 737, ce qui aurait permis à la compagnie de se constituer un solide patrimoine ? tout simplement parce que les Réunionnais ont été considérés par le président de région comme des payeurs dociles faciles à berner ! Quel beau défenseur des travailleurs, des RMIstes, des chômeurs, des bénéficiaires de la CMU réunionnais que voilà !!! A cette charge très importante sur les coûts d’exploitation de la LOCATION à fonds perdus des trois appareils longs courriers (nous allons en 2009 louer deux Boeing 777 300 ER de plus pour grossir la charge !) s’ajoutent trois autres causes supplémentaires des prix de commercialisation très élevés des billets pour les usagers d’ Air Austral, les coûts de la masse salariale d’une main d’œuvre pléthorique, résultat évident des nombreuses embauches issues des pratiques népotiques, les longues heures de stationnement onéreux et improductifs aux parkings de Roissy ou de Gillot, l’utilisation excessive sur des cycles d’exploitation répétitifs trop courts qui entraînent des incendies plus fréquents, donc des surcoûts de maintenance des réacteurs Pratt et Whitney et, en conséquence directe, des immobilisations fort coûteuses des appareils. Tout cela n’est pas gênant puisque la concurrence n’étant pas réellement de mise sur la desserte de notre île, les Réunionnais, clientèle captive, se trouvent dans l’obligation non seulement de payer les prix forts exigés pour leurs billets, mais, en plus, de les payer « cash » longtemps à l’avance, faisant ainsi de somptueuses avances forcées de trésorerie à la compagnie qui les « plume » allègrement et sans vergogne ! Le PDG Gérard Ethève ne clame-t-il pas haut et fort qu’il n’est pas question pour lui de perdre de l’argent et qu’il ne sait pas faire du « bas prix » ! Heureusement Zorro Vergès, président d’ Air Austral, va remédier à la carence de son PDG et à cette lamentable situation en LOUANT deux A 380, bétaillères de luxe capables d’accueillir sur 852 tabourets favelas à 600 € toute l’année, le bon petit peuple réunionnais, nos dirigeants continuant, eux, les pauvres, d’emprunter à la charge des contribuables, « les vulgaires classes affaires », avec les miles gratuits en prime, comme on vient de le constater encore tout récemment pour le premier vol d’ Air Austral vers la Nouvelle Calédonie. Le cher président Zorro Vergès applique ainsi pour lui-même, faute de l’appliquer à ses concitoyens, le vieil adage « les voyages forment la jeunesse ». Quel dommage que ces « lendemains qui chantent » ne seront accessibles pour les Réunionnais, dans le meilleur des cas, qu’en …. 2013 !!!! |