|
Depuis le début des années 2000, avec la disparition d’ Air Liberté, puis d’ Air Lib, remplacées par Air Austral et Air Bourbon, les prix des billets d’avion n’ont eu de cesse d’augmenter. Alors même que le vol direct, les appareils plus performants auraient dû induire une baisse régulière des prix et une augmentation constante des trafics ethnique ( la population et les résidents ) et touristique très complémentaires, nous avons constaté avec « l’élimination orchestrée » d’ Air Bourbon une reprise de la flambée des tarifs des trois compagnies en place, Air France, Air Austral et Corsair, sachant que Corsair reste cependant et heureusement la plus populairement accessible.
L’absence de réelle concurrence résultant de la volonté protectionniste des rentes de situation très inégales des trois opérateurs locaux maintient l’usage d’un yield management pervers de façon totalement préjudiciable à l’essor et au développement du marché aérien à la Réunion et dans la zone Océan Indien. La simple comparaison des tarifs pratiqués au départ de la Réunion et de Maurice sont là pour le justifier pleinement et si nous comparons grâce à internet avec les tarifs en France et en Europe, alors le scandale saute encore plus formidablement aux yeux. Refusant de poser le problème réel des prix démesurés des billets, la région, avec les crédits d’ Etat d’aide à la continuité territoriale, s’est contentée d’atténuer les conséquences de ces tarifs excessivement abusifs et néfastes aux déplacements des plus démunis puisque finançant à 50% ou à 100% des prix deux ou trois fois trop chers, transformant ainsi une aide aux personnes en subvention déguisée aux compagnies. En effet en finançant des billets 1000 €, 1200 € ou même 1400 € et plus qui ne devraient coûter que 700 € , la région, et par ailleurs tous les acquéreurs de billets avec de l‘argent public, privent de nombreux Réunionnais, surtout des classes moyennes, les plus pénalisées, de l’aide de l’ Etat et remplit abusivement le tiroir caisse des compagnies au détriment des impôts des contribuables. Inutile de dire qu'en jetant ainsi inconsidérément l'argent de la solidarité nationale dans les caisses des compagnies, les aides seront bien plus vite dilapidées et jamais suffisantes ! Face à une telle situation « abracadabrantesque » que font le Préfet et les Services de l’ Etat ? Que font les élus de tous bords, tant locaux que nationaux ? Que font notre Gouvernement et son Secrétaire d' Etat en charge de l' Outre-Mer ? Que fait notre nouveau Président pourtant si « actif te dynamique» et dont nous pouvions attendre tant du candidat suite à ses dénonciations répétées « des prix exorbitants » que subissent ses compatriotes Domiens ? Confronté une situation de plus en plus insupportable qui résulte de cet immobilisme collectif, COLL’AIR a formulé en date du 30 juin 2007 une demande d’audience auprès de Monsieur le Préfet de la Réunion afin d’attirer son attention sur ce gravissime problème et surtout lui présenter nos diverses propositions concrètes pour y remédier progressivement et ce afin de préparer la venue prochaine du Secrétaire d’ Etat chargé de l’ Outre-Mer du Gouvernement de M. FILLON. A ce jour, toujours rien … Plus de trente années de combat nous ont aguerris à la patience, mais est-ce bien démocratique dans une République digne de ce nom de ne pas écouter et entendre les citoyens et leurs associations ? |