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Le président de COLL’AIR, Antoine FRANCO, comparaissait ce vendredi 7 février devant le Tribunal Correctionnel de St Denis poursuivi pour diffamation sur le site de l’association par la compagnie Air Austral, l’utilisation du mot « racket » étant le principal motif de diffamation.
A la barre, Antoine FRANCO a plaidé l’emploi du terme incriminé en ne lui allouant de bonne foi que l’acception populaire « d’abusif, d’excessif », sans vouloir aucunement porter atteinte ni à l’honneur et ni à l’intégrité des dirigeants dont il a rappelé les hommages appuyés qu’il leur avait rendu, en leur présence, lors du petit déjeuner du MEDEF rassemblant plus d’une centaine de chefs d’entreprise, de fonctionnaires, d’institutionnels en décembre dernier aux Villas du Lagon. Plaidant sur la forme, le Conseil de l’association a sollicité de la Cour la relaxe de son client pour nullité de la citation. L’avocat parisien d’Air Austral a pour sa part souligné la gravité du mot utilisé « racket » qui à ses yeux assimile les dirigeants de son client à « la mafia, à Al Capone, aux mitraillettes… » et, rejetant toute réparation financière, a requis, en compensation de son préjudice une condamnation au franc symbolique et à la parution du jugement rendu trois mois durant sur le site de l’association, dans un organe de presse local et dans une publication professionnelle nationale. L’avocat de COLL’AIR, Maître Olivier CHOPIN a souligné l’action citoyenne de l’association pour faire baisser les prix et la nécessité de laisser s’exprimer la presse mais aussi les citoyens. Il récuse le fait de vouloir « clouer le bec de COLL’AIR » et s’interroge sur l’avenir d’une société sans débat. Quant au président de COLL’AIR, sa présence dans un tribunal à 62 ans, pour la première fois de sa vie, a été une forte leçon d’instruction civique qui lui a fait mesurer le poids de certains mots dont l’acception populaire ne correspond en rien à l’acception pénale. Au nom de l’association et de ses adhérents, il réitère par la présente la reconnaissance et le respect portés à l’ensemble des personnels d’Air Austral qui ont le mérite et la responsabilité chaque jour de transporter leurs concitoyens et que, s’il convient de s’exprimer avec plus de mesure, il n’en reste pas moins que la critique positive doit rester de mise pour que progresse toujours davantage le fonctionnement démocratique de notre société française non seulement sur le plan civil, social, politique mais aussi économique pour que la devise de notre République, Liberté, Egalité, Fraternité, reste une réalité pour tous ses citoyens. Le délibéré de la Cour sera rendu le vendredi 6 avril prochain. |