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L’association COLL’AIR depuis trois ans réfléchit à une solution innovante visant, dans le cadre de l’utilisation judicieuse des fonds publics, à permettre, de façon équitable, impartiale, transparente, le déplacement du plus grand nombre de citoyens conformément aux contraintes budgétaires imparties. Le Droit aux déplacements obligatoirement aériens, pour la population d’une Collectivité territoriale française située à 9 300 km de sa métropole nationale et de la communauté européenne auxquelles elle entend s’intégrer, pose dans sa mise en œuvre la nécessité du respect de la solidarité, de la justice et de l’égalité qui constituent le fondement de la République Française.
Dans le souci de l’intérêt général, en proposant aux Services de l’ Etat à la Réunion son dispositif expérimental innovant d’ Aide au Développement Tourisme, l’association COLL’AIR, et sa société opératrice, la S.A.S. au capital de 50 000 € TOURISME SOLIDAIRE OCEAN INDIEN, avec la collaboration de deux solides partenaires métropolitains, la S.A. Coopérative POINT AFRIQUE VOYAGES et la S.A. GO VOYAGES qui assurera auprès de leur clientèle habituelle la commercialisation de notre offre, veut contribuer au succès de la relance du secteur économique tourisme, principal vecteur du développement durable de l’île au service de toute la population. En assurant la mise en place du 26 mars au 30 juin 2007, soit sur 14 semaines, des semaines 13 à 26, de 5 880 sièges à un tarif bénéficiant de l A.D.T., le dispositif permettra la venue de 420 touristes X 14 vols = 5 880 touristes. Le prix public du siège pour être attractif ne doit pas dépasser un prix plafond que nous voulons à 798 € TTC en classe économique. Sur ce tarif l’A.D.T. d’un montant de 400 €, permettra, en ramenant le prix du siège pour la personne à 398 € TTC, une forte mobilisation clientèle sur cette offre de relance. Le concours financier maximum sollicité auprès des Services de l’ Etat s’élèvera donc à un montant optimal de 5 880 X 400 € = 2 352 000 €. Les recettes attendues, sur la base d’une moyenne raisonnable de dépenses par visiteurs estimées aux 400 € de l’aide apportée auxquelles s’ajoutent 500 €, seront donc sur la base d’une moyenne de 900 €, de 5 292 000 € pour l’ensemble de la filière, soit un retour sur investissement de 225 % au bénéfice de l’ensemble des opérateurs de la filière, ce qui ne constitue donc plus une dépense à fonds perdus mais bien une dépense génératrice d’activité et de recettes centrée sur les opérateurs de la filière. Définition du dispositif : De façon incitative volontariste, pour permettre la relance individuelle et collective de la destination grâce à la solidarité nationale issue des fonds publics alloués par le Premier Ministre à notre île en crise, nous sollicitons l’ Aide au Développement Tourisme, aide financière à la personne d’un montant de 400 € sur le prix du billet d’avion en classe économique sur la base d’un prix unique plafonné à ce jour à 798 € T.T.C. sur tous les sièges d’un vol Paris-Gillot ramené donc à 398 € TTC pour le touriste. L’accès à ce prix plafond unique de 798 € TTC, éventuellement révisable selon les modalités de variation des taxes, grâce à l’Aide au Développement Tourisme, est ouverte à tout touriste se rendant à la Réunion sans conditions de ressources ou de revenus pour une durée variable de 7 à 45 jours . Pour obtenir ce juste prix plafonné de 798 € TTC, il est fait appel à des offres concurrentielles auprès des opérateurs de la place et les sièges seront revendus par le biais de nos partenaires : @ l’agence POINT AFRIQUE VOYAGES, désireuse d’ouvrir ses activités vers la zone Océan Indien et Afrique orientale, complément naturel de sa zone actuelle d’activités sur l’ Afrique subsaharienne, et ce en totale harmonie avec les objectifs de COLL’AIR et de son agence de voyages militante T.S.O.I., @ l’agence GO VOYAGES désireuse de promouvoir authentiquement et largement la destination Océan Indien et Réunion comme elle l’avait entrepris avec succès d’octobre à décembre 2005 au prix de 540 € TTC avec la mobilisation que nous avions suscitée de la compagnie charter Air Horizons, aujourd’hui disparue et relayée par Axis Airways, devenue aujourd’hui New Axis Airways. Objectifs du dispositif : Parce que les moyens financiers octroyés par l’ Etat pour contribuer au sauvetage d’une filière déterminante pour un véritable développement durable de la Réunion doivent être utilisés de la façon la plus judicieuse et la plus efficace, il convient que le retour sur investissement de ces fonds contribuent fortement à la redynamisation des divers éléments de la filière et qu’ils soient utilisés de façon exemplaire pour la remise en place d’une filière tourisme arrachée à ses tares passées et centrée sur sa cible : les clients et leurs attentes. Les objectifs poursuivis sont multiples : 1°) exercer une constante pression à la baisse sur les prix en instaurant une véritable concurrence tout en brisant par un tarif unique plafonné le caractère pernicieux du « yield-management » sur un marché artificiellement captif, 2°) établir le « juste prix du marché » acceptable pour les opérateurs pour éliminer la rente de situation que les ententes de fait actuelles et passées ont établies handicapant de façon trop préjudiciable « le prix de la destination » et pénalisant en amont artificiellement et excessivement les retombées sur la filière et sa rentabilité pour tous ses acteurs en aval, 3°) contribuer, aussi modestement soit-il, au rééquilibrage financier de l’aéroport de Gillot en situation délicate, par l’accroissement de sa fréquentation et non pas par l’augmentation excessive de ses coûts, 4°) contribuer à établir la relance du tourisme à la Réunion sur des bases économiques concurrentielles saines et non faussées, 5°) orienter le redémarrage de notre tourisme sur la base de ses atouts spécifiques clairement identifiés, sur la base d’une réponse aux attentes de la clientèle parfaitement cernées et à partir d’une « mobilisation générale » de l’ensemble de la population qui doit prendre la mesure de ses enjeux pour le développement réel de notre économie et pour la création d’une véritable valeur ajoutée bénéfique pour l’ensemble de l’économie insulaire. Depuis la départementalisation et depuis l’intégration à la Communauté Européenne, l’ensemble des fonds apportés ont été très largement utilisés non seulement pour financer les infrastructures essentielles, ce qui était logique et pertinent, mais pour aussi et surtout pour élever rapidement le niveau de vie de la population (biens de consommation, automobiles, biens de confort, etc…), solution de facilité trop complaisamment utilisée, tant par les collectivités et les pouvoirs publics, que par les acteurs économiques privés bénéficiant des rentes de situation que l’histoire et l’absence d’outils de contrôle et de mesure facilitait, et ce au lieu de privilégier les investissements dans tous les domaines qui contribuent à assurer intensément le développement de nos capacités à créer de la « vraie richesse » dans le cadre d’une économie non pas endogène mais exogène tournée vers les deux secteurs à ce jour possibles : @ l’agriculture avec la production de fruits tropicaux de « terroir » à structurer en « filière d’export » avec les moyens aériens nécessaires sur tous les axes et non plus sur le seul axe Réunion-Paris, @ le tourisme prioritairement sur l’axe Métropole – Réunion et de plus en plus ouvertement par le soutien des pouvoirs publics nationaux et Communautaires sur l’axe Europe – Réunion et le tourisme régional de façon à mettre en place sur la prochaine décennie, à partir de la Réunion et ses deux aéroports et de Mayotte et sa situation centrale dans le nord-ouest de l’ Océan Indien, un HUB d’éclatement du tourisme français et européen assurant la coordination partenariale solidaire des pays de la zone offrant l’attractivité de leurs atouts conjoints et étroitement complémentaires. La relance du tourisme ne doit plus tomber dans ce travers passé évident que connaît notre île depuis plus de trente années dans l’ensemble de son économie : @ financer le mieux vivre « à ne rien faire » par un assistanat social systématisé qui achète de façon clientéliste une paix sociale en élevant artificiellement le niveau de vie de l’ensemble de la population générant certes une forte dynamique de développement mais essentiellement endogène, @ plutôt que de financer « le travail » pour créer de la vraie richesse entraînant une élévation du niveau de vie conformément aux capacités réelles de maintenir durablement sur revenus propres ce niveau de vie et son développement pour les générations futures face aux endettements d’ores et déjà engagés de façon irréversible. Promouvoir et redynamiser intensément les aéroports de Gillot et de Pierrefonds pour en permettre les développements et l’efficacité ne serait-il pas plus utile à développer le tourisme et l’économie d’export des produits agricoles de la Réunion, donc à mettre en place de véritables outils de création de « valeur ajoutée et de richesses » par le biais du tourisme et de l’export aérien ? Assurer, même de façon expérimentale et limitée dans le temps par le biais du dispositif proposé d’ A.D.T., la relance de ce principal secteur porteur pour le développement durable de notre île conjointement, solidairement et en partenariat avec l’ensemble des îles de notre zone, c’est refuser l’attentisme et l’immobilisme qui condamnent la filière et ses opérateurs , c’est substituer le dire au faire, c’est financer le travail et l’activité avec l’argent de l’Etat correspondant à l’effort de solidarité nationale pour une économie en pleine crise . Une dépense de 2 352 000 € pour générer une recette globale de 5 292 000 € : Voilà l’objectif ambitieux du dispositif expérimental proposé . COLL’AIR S.A.S. TOURISME SOLIDAIRE OCEAN INDIEN |