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Contrairement à RFO Réunion Télé, docile institution aux ordres de la « Réunion d’en Haut » et non pas des contribuables qui paient leur redevance, le MEDEF, quand il organise un débat sur un thème essentiel pour l’intérêt général « Le tourisme a-t-il un avenir à la Réunion », par souci de démocratie, invite toutes les parties concernées et leur donne la parole, refusant tout diktat et tout interdit, fussent-ils des tout-puissants dirigeants « à la soviétique » de la compagnie privée AIR AUSTRAL.
Les nombreuses et diverses interventions préalables, puis les nombreuses contributions des participants ont assuré un débat riche et intense qui attestait de la volonté résolue de tous les présents d’affirmer haut et fort leurs convictions communes quant à l’avenir du tourisme à la Réunion qu’il conviendra de porter « TOUS ENSEMBLE » mais aussi avec un « VRAI PILOTE » et non plus des bricoleurs plus ou moins bien intentionnés mais surtout particulièrement incompétents comme la grave et irrésistible régression de ces dernières années en atteste cruellement, la crise du chikungunya n’étant que le révélateur tardif et le coup de grâce à cette déroute économique. Pour une fois, l’importance du rôle des opérateurs aériens sur l’ensemble de la filière économique tourisme, a été restitué à sa juste place. Malgré les éternelles dénégations des compagnies aériennes très présentes, l'importance de voir les tarifs et les conditions des déplacements des touristes vers notre destination être reconsidérés avec l’impérieuse nécessité d’une authentique concurrence tarifaire seule solution pour mettre un terme aux rentes de situation actuelles qui grèvent et pénalisent lourdement l’ensemble de la filière, était posée publiquement avec force. Un large consensus s’est établi pour considérer que c’est la mobilisation interactive de toutes les parties et de l’ensemble de la population largement mobilisée qui conditionnera les enjeux d’une renaissance d’un tourisme gagnant/gagnant pour la Réunion. Ce consensus était en large décalage avec l’affirmation du PDG d’Air Austral qui venait réaffirmer haut et fort, avec morgue et autosatisfaction, que sa seule préoccupation était le devenir nombriliste et autocentré de SON ENTREPRISE et non pas « l’avenir du tourisme » pourtant essentiel pour une population qui a si largement et généreusement contribué de ses impôts et de ses deniers à la prospérité de « SON JOUJOU ». Ce débat, s’il a posé quelques questions cruciales pour amorcer de futures solutions pour « l’avenir du tourisme », n’a malheureusement pas débouché sur des propositions concrètes et immédiates. Exceptée l’affirmation de M. le Préfet, qui s’est engagé à utiliser « efficacement » les 40 millions € restant sur les 60 millions € des fonds d’aide de l’ Etat octroyés, rien ni personne n’ a évoqué de façon pratique et concrète la relance de notre économie en perdition. La proposition de COLL’AIR de financer par une aide aux personnes conséquente de 500 € par billet afin de permettre d’offrir notre île à nos futurs touristes pour des prix inférieurs à 200 € TTC n’a pas même été évoquée. Le débat est resté prisonnier de l’idée pernicieuse et archifausse économiquement dans toute économie libérale marchande que « les prix des billets » ne conditionnaient pas l’attrait de la destination et le développement du marché, contrevérité flagrante et contredite chaque jour à travers le monde. En effet, sur les 40 millions € restant, 20 millions octroyés à aider au financement de 40 000 billets ramenés à moins de 200 €, et ce sans pénaliser les recettes des compagnies, mais au contraire en remplissant leurs avions sans réductions de nombres de vols déjà insuffisants, ne seraient-ils pas un signe fort et un soutien puissant à la relance de notre économie puisque générant sur l’ensemble de la filière, à raison de 1000 € en moyenne par visiteur, un chiffre d’affaires de 40 millions € ! 100% de retour sur investissement n’est-ce pas une authentique mesure de sauvetage de la filière. N’est-il pas encore temps de mettre en œuvre cette mesure ? Combien avaient coûté à la Nation les sauvetages des filières sidérurgie en Lorraine et charbonnage dans le Nord - Pas de Calais ? A la Réunion, « nou lé pas plus, nou lé pas moins ! ». |