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Enfin semble-t-il un Président qui en a fait la promesse entend avec son Gouvernement s’atteler à la légitime et nécessaire « baisse des prix invraisemblables » des billets d’avion pour les Domiens Français. On ne peut que saluer cette déclaration et souhaiter sa réalisation enfin effective !
Chacun sait bien que dans le marché d’une économie marchande authentiquement libérale, le seul jeu de la réelle concurrence tend simultanément à répondre par l’offre à la demande et par conséquent à faire établir par le libre choix des consommateurs la pression nécessaire à l’atteinte d’un « juste prix », celui qui tendra à augmenter la consommation et donc à réduire les coûts faisant entrer le marché dans une spirale de développement. Ce qui dans cette affirmation peut paraître théorique est confirmé depuis des décennies dans la distribution de tous les produits dans nos pays occidentaux, spirale de développement que les économies « administrées » des ex-pays socialistes ont pitoyablement échouée. Aujourd’hui, en France, pour la cherté excessive et même abusive du produit billet d’avion dans les DOM, il en va des deux mêmes et persistantes causes : l’absence de toute réelle concurrence régularisatrice des prix par le libre choix des consommateurs et l’intervention très importante quantitativement de l’argent public, inappropriée et perverse car commuée, « exceptionnel effet d’aubaine », en multiples subventions déguisées par la volonté manifeste des compagnies qui récupèrent à leurs profits toutes les finances publiques qui, ainsi, au lieu de rendre plus accessibles les produits billets en les faisant baisser, entraîne au contraire pour les prix leur incessante augmentation et pour l'offre sa constante criante insuffisance, voire même ( merci le chik ! ) sa régression dans un marché stérilement maintenu malthusien. Le rôle de l’ Etat et de nos gouvernants, impuissants face à la liberté de constitution des prix des billets d’avion qui relèvent des choix des compagnies, ne peut jouer dans notre économie libérale, que par la maîtrise des sommes énormes issues de l’impôt qu’il injecte sur le marché par ses achats de billets qu’il accepte bien trop libéralement de payer « à n’importe quel prix », éliminant ainsi pour une très large part du marché des DOM le jeu régulateur de la concurrence puisqu’il n’en exige aucune ! En effet, quand l’ Etat, les collectivités territoriales et locales, les administrations, les institutions CGSS, CAF, les associations allègrement subventionnées, etc…, tous ceux qui gèrent de l’argent public ou collectif, acceptent sans rechigner de payer des prix qu’ils savent pertinemment excessifs, comme le prouvent chaque jour le marché européen et ses « low-costs » et comme le révèle internet, tous ceux-là, qui ne paient pas eux leurs billets par ailleurs, faussent le jeu de la concurrence et condamnent les usagers, authentiques consommateurs à subir impuissants, les tarifs excessifs auxquels ils ne peuvent échapper car insulaires et captifs. Ce rôle formidablement pervers des finances publiques obligatoirement très abondantes sur le marché aérien des DOM ne peut être sainement corrigé, dans le seul et unique cadre de l’intervention des deniers publics, que par la fixation d’un prix plafond imposé à toutes les compagnies, résultant de négociations, sous l’autorité des Pouvoirs Publics, entre « les clients publics », les usagers consommateurs et les compagnies, tout comme cela se pratique dans la santé pour le prix des visites médicales ! Ainsi, pour le plus grand intérêt des consommateurs, les compagnies, par ailleurs situées en totale position d’égalité face aux marchés publics, se trouveraient confrontées à l’exercice d’une véritable concurrence qui les contraindraient simultanément à répondre aux plus justes prix aussi bien aux marchés publics qu’au marché « privé ». Finis les effets d’aubaine, les rentes de situation, les appels d’offres complaisants ! Enfin peut-être alors des prix devenus raisonnables et favorables à l’essor du tourisme et du développement de toute nos économies insulaires lointaines. C’est la réussite que nous souhaitons, et à laquelle nous entendons pleinement participer, à notre nouveau Président et à notre Secrétaire d’ Etat en charge des DOM.
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